Ens mobilisation

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 14 décembre 2007

Jérôme Bourdieu et Didier Chatenay : Pour une véritable autonomie de l’enseignement supérieur et de la recherche

Le comité de mobilisation de l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines est composé d'étudiants, d'enseignants et de personnels administratifs et techniques en colère contre la loi Pécresse (LRU) et pour une autre réforme de l'université


Jérôme Bourdieu (économiste à l'INRA) et Didier Chatenay (physicien au CNRS) nous ont transmis ce texte dont la version courte est parue dans L'humanité du 4 décembre 2007

Plus d’autonomie pour les universités, tel serait le principe de la réforme Libertés et Responsabilités des Universités selon ses zélateurs. Usant du procédé désormais banal qui consiste à prendre les mots les plus progressistes pour servir les politiques les plus réactionnaires – on se souvient de l’époque où l’enseignement privé et catholique défendait « l’école libre » – le mot d’autonomie est utilisé aujourd’hui à contre-emploi dans une acception extrêmement étroite : cette loi n’a d’autre fin en réalité que de contraindre les universités à se soumettre à la loi du marché en créant les conditions d’un désengagement progressif de l’Etat et en les forçant à adopter une logique entrepreneuriale dans leurs modes de gestion. Lire la suite

Bientôt l’autonomie des collèges et des lycées ?

Le comité de mobilisation de l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines est composé d'étudiants, d'enseignants et de personnels administratifs et techniques en colère contre la loi Pécresse (LRU) et pour une autre réforme de l'université


Frédéric Caupin, maître de conférences à l'Ecole Normale Supérieure d'ULM, nous a transmis un texte analysant la réforme prévue pour les établissements scolaires, qui reprend en grande partie la logique de la LRU. Le texte, en pièce jointe au format PDF, est déjà paru sur le blog Jourdan en lutte :

http://jourdanenlutte.blogspot.com/

Alain Caillé : Penser la crise de l’université (et de la recherche). Premières réactions.

Le comité de mobilisation de l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines est composé d'étudiants, d'enseignants et de personnels administratifs et techniques en colère contre la loi Pécresse (LRU) et pour une autre réforme de l'université


Éléments de réflexion et de questionnement en vue du numéro 32 de La Revue du MAUSS semestrielle

Dire que l’université française est en crise est un euphémisme. Accueillant une bonne partie des élèves de l’enseignement supérieur, elle ne parvient à en diplômer qu’un pourcentage restreint. Par ailleurs les diplômes qu’elle leur délivre ont une valeur de plus en plus incertaine sur le marché de l’emploi, et ceci d’autant que l’enseignement secondaire et la recherche publique recrutent de moins en moins. Symétriquement, le niveau des universités françaises, tel qu’évalué selon les critères, à coup sûr discutables mais malgré tout parlants, auxquels recourent les classements internationaux, les met à la traîne de nombre de pays développés, voire émergents. Et la recherche française, dans presque tous les domaines, perd chaque année davantage de terrain. Dans cette dérive plus que préoccupante il faut se demander ce qui relève d’une crise générale de l’institution universitaire en général, de la place et du rôle du savoir et de l’intellectuel dans la société globalisée, et ce qui traduit un dysfonctionnement spécifique à la France. Lire la suite

mardi 11 décembre 2007

Vu d'ailleurs : la réforme universitaire en Allemagne

Vous trouverez en attaché un court document de Christian de Montlibert sur l'évolution récente des universités allemandes dans un contexte qui présente des similarités avec la loi LRU! C'est un CR d'une visite effectuée récemment. A conseiller aux incrédules, sceptiques et autres ..

Réflexions complémentaires (codicille 1)

Comme je suis en train de préparer un cours sur le thème de "l'école juste", j'ai lu en partie le rapport de la commission Thélot,qui a mené le "grand débat sur l'école" en 2003-2004. Et je suis tombé, sur ce texte significatif (cf. ci-dessous), qui montre la continuité et le caractère systématique de la restructuration du service public d'éducation engagée par les gouvernements successifs depuis quelques années. Et il est assez frappant d'observer la manière dont le chantier a été conduit. Selon la fameuse formule de Deleuze, ils ont commencé "à penser par le milieu" en s'attaquant d'abord au maillon faible (eh oui, ces gens n'ont pas totalement oublié qu'ils ont jadis lu Lénine), en l'espèce du second degré et plus particulièrement encore du collège (le socle commun des connaissances et des compétences) pour ensuite s'attaquer, de manière proliférante, au supérieur (loir Recherche de 2006, création de l'ANR, des PRES, de l'AERES, la LRU en 2007) avant de s'attaquer au premier degré, où l'offensive est en cours (réduction des heures d'enseignement, et donc des contenus, etc.).

Lire la suite...

lundi 10 décembre 2007

Quelques réflexions à propos de la LRU & de questions plus générales

La liberté n’est pas la liberté des marchands
J.-J. Rousseau

Les réflexions qui suivent pourront paraître schématiques ou elliptiques. Elles s'entendent comme un essai de mise en perspective, pour alimenter la réflexion et la discussion collective d'une lutte prolongée


La contestation de la loi relative aux « libertés et responsabilités des universités » (LRU) y dénonce, à juste titre, toute une série d’attaques solidaires contre une certaine conception du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui, en dépit de carences, garantit encore l’accès du plus grand nombre à l’université. L’aspect le plus saillant de cette loi réside dans la refonte de la « démocratie institutionnelle » des établissements dans le sens d’un césarisme qui ne dit pas son nom. Celui-ci se caractérise par un accroissement significatif des prérogatives des responsables d’établissements, en particulier des présidents d’université, par un accroissement de leur autonomie de gestion, du patrimoine immobilier (cession, achat, location), de tous les personnels – les fameuses RH – (recrutement, promotion, etc.), et bien sûr des modalités et des sources de financement [1].

Lire la suite...

samedi 8 décembre 2007

Pour une autre réforme de l'université

En réponse au mail « L'ENS-LSH et la loi sur l'autonomie » adressé par la direction à l'ensemble de l'école le 28 novembre, le comité de mobilisation de l'ENS-LSH (composé d'élèves, d'enseignants-chercheurs et de personnels de l'Ecole) souhaite vous exposer les raisons de son action et le maintien de son opposition à l'application de la loi LRU, à l'ENS-LSH comme ailleurs.

1. Une contestation légitime et collective de la loi LRU

Tout d'abord, nous estimons que le vote de cette loi durant les vacances universitaires, sans consultation des principaux intéressés (étudiants, enseignants et personnels) lui ôte une bonne part de sa légitimité. Au delà du contenu même de la loi LRU, l'absence de débat critique et la gestion dans l'urgence caractérisent un dossier qui est pourtant d'une complexité importante. Depuis quelques jours, deux pétitions émanant d'enseignants-chercheurs et de chercheurs ont recueilli un nombre important de signatures. Il s'agit de l'appel « Pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche » (7896 signatures le 30.11.07, sur le site Sauvons la recherche : http://tmp.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1772) et de la pétition « Les présidents d’université ne parlent pas en notre nom - Pour une université collégiale » (sur le site Sauvons l'université, 1750 signatures le 30.11.07 : http://www.sauvonsluniversite.com/). De même, la motion de la première assemblée générale commune des collectifs « Sauvons l’Université ! » et « Sauvons la Recherche » votée jeudi 29 novembre 2007 par plus de 400 personnes à Jussieu (individuels ou mandatés, venus de 22 universités et établissements), réaffirme son opposition à la LRU et appelle dès à présent l’ensemble des personnels de l’université et de la recherche à se mobiliser et faire entendre sa voix lors de la journée d’action avec grève et manifestations du jeudi 6 décembre : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article25

Lire la suite...