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  <title>Ens mobilisation</title>
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  <description>Blog du comité de mobilisation de l'ENS-LSH</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 07 Feb 2008 22:05:02 +0100</pubDate>
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    <title>Calendrier militant</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/27/Calendrier-de-la-rentree</link>
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    <pubDate>Tue, 08 Jan 2008 14:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 10 Janvier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Rassemblement en soutien aux inculpés de Lyon 2, au TGI, rue Servient, à partir de 14H&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Procès repoussé au 13 mars... affaire à suivre&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 17 Janvier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Première séance des &quot;moments de réflexion&quot;  17H à 20H, bâtiment recherche, salle à préciser&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Séance décalée à début février&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mardi 22 Janvier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;AG&amp;nbsp;: préparation de la journée de grève du 24 janvier&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 24 Janvier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Journée nationale de grève&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 31 Janvier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;AG sur les statuts&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Débat sur le processus de Bologne à Sciences Po à 18H, organisée par l'AJR et le comité de mobilisation de Lyon 2&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Grève le 24 janvier 2008</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2008/01/08/Greve-le-24-janvier-2008</link>
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    <pubDate>Tue, 08 Jan 2008 14:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;COMMUNIQUE COMMUN des fédérations de l’Education FERC-CGT, FNEC FP-FO, FSU, UNSA-Education
Grève le 24 janvier 2008&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les fédérations de l’Education FERC-CGT, FNEC FP-FO, FSU, UNSA-Education se sont réunies le 19 décembre. Elles constatent qu’en dépit de leurs interpellations les revendications portées par les personnels lors de la grève du 20 novembre n’ont reçu aucune réponse, qu’il s’agisse des suppressions d’emplois ou des diverses mesures annoncées en matière d’éducation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le gouvernement persiste dans une politique qui compromet l’objectif de la réussite de tous les jeunes. Et tout montre que les établissements les plus fragiles verront leurs difficultés accrues, les inégalités s’accentueront, l’offre de formation sera réduite, restructurée comme dans l’Enseignement Professionnel. Les personnels verront leurs conditions de travail se dégrader un peu plus et la précarité s’accentuera encore. A cela s’ajoute le contentieux commun à tous les fonctionnaires (salaires, carrières, statut…). Cette situation implique de poursuivre et amplifier la mobilisation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est pourquoi elles appellent les personnels à porter leurs revendications en participant massivement avec les autres fonctionnaires à la grève et aux manifestations du 24 janvier et en débattant des suites. Elles les appellent également à développer la campagne d’opinion lancée avec les parents d’élèves, les jeunes, les associations et les mouvements pédagogiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Paris le 19 décembre 2007&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La FAEN consulte ses instances et donnera sa réponse dans la journée du 20 décembre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pour en finir avec le modèle américain...</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/27/Pour-en-finir-avec-le-modele-americain</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Dec 2007 17:41:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Débats</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;2 tribunes parues dans la presse cette semaine, qui tordent le cou aux justifications type &quot;oui mais la loi Pécresse ne fait qu'appliquer les recettes qui marchent aux Etats-Unis&quot;. Si on avait eu ça au débat du 18, ça nous aurait permis de faire taire Morvan en deux-deux et de passer enfin au fond du débat...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oubliez Harvard !, par Pierre Gervais&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
LE MONDE | 26.12.07|&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;
Le débat autour de la loi Pécresse sur les universités souffre d'un malentendu fondamental, résultat d'une ignorance profonde en France de tout ce qui tient aux Etats-Unis. Malheureusement, ce malentendu est entretenu par tous ceux qui voient dans les projets actuels un programme néolibéral d'américanisation de l'enseignement supérieur. Disons-le&amp;nbsp;: la loi Pécresse n'a absolument rien à voir avec le &quot;modèle américain&quot;, et, avant d'invoquer l'exemple de Harvard, partisans et adversaires de cette loi devraient prendre le temps de s'informer sur la façon dont cette institution fonctionne.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;La première caractéristique de l'université américaine est la séparation stricte entre l'évaluation scientifique (confiée aux seuls chercheurs dans le cadre d'organes scientifiques indépendants), le pilotage stratégique et financier (assuré par des conseils d'administration, les boards of trustees, dans lesquels le secteur privé a une influence variable, mais pas toujours prépondérante), et la gestion administrative et humaine des établissements, relevant de présidents et d'administrateurs étroitement subordonnés aux différentes instances de contrôle externe mentionnées. Dans tout cela, l'Etat n'intervient aucunement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Or, la loi Pécresse consacre un modèle inverse, autoritaire et étatiste&amp;nbsp;: tous les choix proprement scientifiques restent aux mains de l'Etat central, les pouvoirs de gestion et de pilotage sont confiés aux seuls présidents d'université, tandis que chercheurs et conseils élus sont marginalisés. En France, les diplômes sont validés par l'Etat en fonction de priorités fixées par l'Etat&amp;nbsp;; aux Etats-Unis, leur création est libre, et leur validation confiée à des experts indépendants choisis par les conférences régionales d'universités. En France, le financement de la recherche est de plus en plus géré de manière centralisée par l'Agence nationale pour la recherche, organisme d'Etat dont les experts sont nommés par l'Etat, et qui applique à court terme les stratégies définies par le ministère.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quel rapport avec les endowments américains, ces fonds gérant de manière indépendante des ressources de long terme&amp;nbsp;? Quel rapport avec les évaluations américaines de projets de plus court terme, systématiquement confiées à des chercheurs totalement indépendants de l'organisme payeur, a fortiori du gouvernement fédéral, et sans volonté de pilotage en amont&amp;nbsp;? Quant aux présidents des universités américaines, des systèmes complexes d'équilibre des pouvoirs les gardent partout sous tutelle, au point qu'en 2006, celui de Harvard a dû démissionner pour avoir froissé ses administrés par des propos à tonalité misogyne. Political correctness, peut-être, mais l'on est aux antipodes de la concentration des pouvoirs proposée en France...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En 2006, la recherche universitaire américaine a été financée à hauteur de 5 % par les entreprises, un pourcentage en baisse depuis dix ans, et à 70 % par l'Etat fédéral et les Etats fédérés. Les 25 % restants provenaient pour l'essentiel des ressources propres des universités, dont nos gouvernants ne semblent pas avoir bien pris la mesure&amp;nbsp;: en 2007, Harvard disposait de 35 milliards de dollars de fonds propres, rapportant jusqu'à 15 % par an. Un quart du budget total du ministère français de la recherche&amp;nbsp;! Et Harvard n'est pas seule&amp;nbsp;: en 2006, les dix universités américaines les plus riches représentaient une capitalisation de 120 milliards de dollars.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peut-on prétendre imiter le système américain sans s'en donner les moyens financiers&amp;nbsp;? Et doit-on même l'imiter&amp;nbsp;? Si l'on s'en tient strictement au rapport coût/bénéfice, l'université française paraît très efficace&amp;nbsp;! A niveau équivalent, malgré des moyens très faibles comparativement, et une dépense par étudiant atteignant à peine le tiers des dépenses américaines, elle parvient à former des chercheurs et maintenir une recherche vivante, en partie grâce à l'acharnement d'universitaires qui croient encore en leur mission de service public, en partie grâce à un enseignement secondaire que le monde nous envie malgré nous. Les contempteurs de ce dernier savent-ils que le baccalauréat dévalué qu'ils méprisent fait bénéficier son titulaire, encore aujourd'hui, de l'équivalence d'une première année d'université aux Etats-Unis&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et si l'on fait référence aux plus prestigieuses institutions américaines, que l'on mette leurs budgets et leurs résultats en relation avec leurs véritables équivalents français, Ecole normale supérieure ou Polytechnique, et l'on verra que celles-ci coûtent bien moins cher. L'afflux des &quot;cerveaux&quot; aux Etats-Unis, si souvent déploré, révèle surtout les faiblesses de l'enseignement supérieur américain, incapable de former ses propres cadres dans nombre de domaines scientifiques, et contraint de les acquérir à l'étranger, en Chine, en Inde... ou en France. On ne peut certes se satisfaire de la situation du système universitaire français, mais il ne faudrait pas idéaliser le système américain, ni croire que la comparaison transatlantique conduit toujours à des conclusions évidentes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En définitive, les projets actuels sont profondément utopiques&amp;nbsp;; jamais les entreprises françaises ne déverseront les milliards d'euros nécessaires, ce que leurs homologues américaines ne font de toute façon pas, dans un système qui restera sous la tutelle étroite de l'Etat. En définitive, la loi Pécresse ne garde guère du &quot;modèle américain&quot; que la volonté de flexibiliser des recrutements devenus de droit privé, le bâton sans la carotte, en somme. Ce n'est certes pas de cette façon que l'on parviendra à valoriser le statut des chercheurs, ou à dynamiser la recherche. En imposant la présidentialisation à outrance d'universités toujours plus contrôlées par l'Etat dans un contexte de misère budgétaire, ce n'est pas Harvard que l'on imite, c'est l'Académie des sciences de la défunte Union soviétique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pierre Gervais, maître de conférences en histoire américaine (université Paris-VIII), membre du laboratoire Mondes américains (CNRS-EHESS)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La loi Pécresse et le modèle américain&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Anne E. Berger professeur au Centre d’études féminines et d’études de genre, Paris-VIII, et au département d’études romanes, Cornell University, Etats-Unis.
Libération, jeudi 20 décembre 2007&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, l’abondante dotation privée des secteurs scientifiques et technologiques permet aux universités de maintenir un niveau décent de soutien à l’éducation et à la recherche dans le domaine des humanités et des sciences humaines, grâce aux «bénéfices» dégagés du côté des sciences et des technologies. Encore faut-il juger nécessaire le maintien d’un enseignement et d’une recherche en sciences humaines et humanités&amp;nbsp;; et donc vouloir et pouvoir redistribuer les richesses reçues ou accumulées au sein de l’université, afin que tous les domaines de savoir en tirent des bénéfices. C’est bien le cas dans le monde anglo-saxon. Est-ce le cas en France&amp;nbsp;? Non.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le discours qui accompagne la réforme voulue par Sarkozy, l’esprit qui l’anime et qui, au-delà de la LRU &lt;a href=&quot;http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/27/loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités , dite aussi loi Pécresse, ndlr&quot; title=&quot;loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités , dite aussi loi Pécresse, ndlr&quot;&gt;loi du 10 août 2007 relative aux l...&lt;/a&gt;, anime toutes les directives ministérielles concernant la nature et les objectifs de la formation universitaire, sont bien différents. Les établissements qui continuent encore à offrir un accès à l’intelligence et à la culture à un public défavorisé (ou du moins réellement mélangé), et qui poursuivent la recherche dans le domaine des humanités et des sciences humaines, sont stigmatisés et délégitimés au nom de la nécessaire professionnalisation de l’enseignement supérieur. Or, cette professionnalisation imposée avec une brutalité de courte vue par le gouvernement va à l’encontre des principes et des pratiques en vigueur dans le monde anglo-saxon qu’on prétend prendre pour modèle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Certes, le système universitaire américain est un système concurrentiel à plusieurs étages, avec des établissements prestigieux et extraordinairement bien dotés, et d’autres qui le sont beaucoup moins. Mais quelle que soit la place de telle ou telle institution sur l’échelle des valeurs symboliques et économiques, les universités, à la différence des vocational schools qui prodiguent des enseignements techniques courts, défendent toutes un principe et une philosophie communs&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1 - Le principe de ce qu’on nomme aux Etats-Unis l’academic freedom, principe quasi-constitutionnel de défense intraitable de la liberté d’expression, d’investigation et d’expérimentation au sein de l’université, qui a fait de celle-ci le refuge traditionnel, quasi sanctuarisé, de l’esprit critique aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 - La défense et illustration des liberal arts, que l’université française est priée d’abandonner au nom de l’efficacité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les liberal arts sont les héritiers des arts «libéraux» européens (théologie, mathématique, grammaire, rhétorique, astronomie, musique etc.) que la vieille université avait vocation d’enseigner aux «hommes libres», favorisant ainsi la formidable production de savoir et de pensée qui a caractérisé l’Europe pendant un temps. Aujourd’hui, l’enseignement des liberal arts dans le monde anglo-saxon reste fidèle à l’idéal de liberté d’un enseignement et d’une recherche qui n’ont d’autres visées que la production du savoir et l’apprentissage de l’analyse. Les disciplines enseignées à ce titre ont varié mais on y trouve en bonne place la littérature, les arts, les langues et cultures étrangères, la philosophie, l’histoire, les sciences politiques, l’anthropologie, les mathématiques non appliquées, la physique, la biologie etc. Les liberal arts colleges sont des établissements de 1er cycle ou des formations de 1er cycle intégrées à de vastes ensembles universitaires. On n’y «fabrique» pas des chômeurs&amp;nbsp;; on tente d’y former des acteurs responsables et critiques de la communauté moderne. Parce que les universités américaines sont effectivement autonomes, elles peuvent y parvenir. Il en sort des individus ouverts, dont les compétences et la polyvalence sont appréciées par les employeurs privés ou publics. Ces étudiants peuvent aussi choisir de poursuivre des études professionnelles (droit, médecine, commerce, génie civil, hôtellerie, etc.) en entamant un deuxième, voire un troisième, cycle d’études.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour être libres, l’enseignement et la recherche doivent être autonomes, au sens littéral du terme. L’autonomie des universités n’est pas seulement une question de source et de mode de financement, même si les universités privées ont dans le contexte américain, une marge de liberté intellectuelle et scientifique plus grande que les universités qui dépendent en partie de la politique des Etats. L’autonomie des universités, c’est à la fois une question de principe (pas d’avancée de la pensée sans liberté d’exercice de celle-ci) et une question de mode de gestion. Je ne rentrerai pas ici dans les détails de la «gouvernance» de l’université américaine, sinon pour dire qu’elle est à la fois beaucoup plus complexe et beaucoup plus décentralisée que l’université «hyperprésidentialiste» modelée par la LRU. Les disciplines et champs de recherche sont souverains en matière de constitution de commissions de recrutement de leurs pairs, commissions aux travaux desquels sont souvent associés les étudiants avancés. Pas d’équivalent du Conseil national des universités, qui vérifie la conformité des profils et décide des carrières. Et surtout pas d’interférence du président dans la vie «académique» proprement dite. D’où aussi la beaucoup plus grande liberté de circulation entre les disciplines et d’expérimentation non «disciplinaire», qui caractérise l’université américaine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Véritablement autonomes, l’enseignement et la recherche le sont aussi en ce que les travaux des enseignants-chercheurs et leurs modes de fonctionnement pédagogique sont soumis à la seule évaluation de leurs pairs, selon des protocoles établis par les seuls universitaires. Programmes et départements sont évalués par des universitaires extérieurs à leur institution, mais émanant de la même discipline ou du même champ de recherche. Ces évaluations ont lieu à un rythme suffisamment espacé pour qu’un programme d’enseignement ou de recherche ait le temps de s’inventer, de s’éprouver, de se corriger. A cet égard, la LRU ne diminue en rien la mise sous tutelle ministérielle de l’enseignement et de la recherche qui caractérise l’organisation de l’enseignement supérieur en France. Elle laisse en place les anciens systèmes d’habilitation des formations et des diplômes dans le cadre des fameux «plans quadriennaux», qui soumettent l’ensemble du monde universitaire, personnel administratif compris, à une cadence infernale, étrangère au rythme de la recherche, et qui transforment les enseignants-chercheurs en machines à produire des rapports et des justificatifs au détriment de leur mission. Le travail des enseignants-chercheurs va continuer à être évalué par de nouvelles «agences nationales» mises en place par le gouvernement, qui nommera chacun de leurs membres, organisant par ce moyen la dépendance scientifique sinon idéologique de l’université. Ces nouveaux dispositifs n’augmentent pas, ils diminuent encore un peu plus la liberté et la responsabilité du corps enseignant en matière de pédagogie et de recherche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En révoquant en fait, sinon en droit, le droit à l’expérimentation intellectuelle et scientifique, et en abandonnant toute exigence culturelle collective, on vide de sens la référence au «modèle américain» ainsi que les concepts de «liberté» et de «responsabilité» qui figurent au fronton d’une loi d’hétéronomie aggravée, déguisée en loi d’autonomie.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Evolution et devenir de l'enseignement supérieur : le débat contradictoire, ce soir 18 décembre</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/17/Debat-contradictoire-dans-lamphitheatre-de-lENS-LSH-le-mardi-18-decembre-a-18h</link>
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    <pubDate>Mon, 17 Dec 2007 21:15:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le comité de mobilisation de l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines est composé d'étudiants, d'enseignants et de personnels administratifs et techniques en colère contre la loi Pécresse (LRU) et pour une autre réforme de l'université&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;



&lt;p&gt;Un ensemble de réformes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;création et montée en puissance de l'ANR,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;réforme du système d'évaluation avec l'AERES,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;réforme de l'université avec la loi LRU,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;incertitude sur l'avenir du CNRS,&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;redessine en profondeur le système français de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ces réformes ne font pas l'unanimité et pour mieux comprendre les termes du débat, le &lt;em&gt;Forum d'information Politique&lt;/em&gt; (FIP) et les comités de mobilisation de l'ENS LSH et de l'ENS Lyon invitent deux spécialistes de la question,  &lt;strong&gt;Olivier Gandrillon&lt;/strong&gt;, chercheur en biologie et membre de &quot;Sauvons la recherche&quot;, et &lt;strong&gt;Michel Morvan,&lt;/strong&gt; enseignant-chercheur en informatique. Tous deux exprimeront leurs positions sur la LRU et les dernières réformes de l'enseignement supérieur et de la recherche. Leurs interventions seront suivies d'un débat avec la salle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Venez nombreux assister et participer au débat &lt;strong&gt;Amphithéâtre de l'ENS LSH - 18h30  - Entrée libre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Action de mobilisation auprès des professeurs de classes préparatoires ce vendredi 14 décembre</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/14/Action-de-mobilisation-aupres-des-professeurs-de-classes-preparatoires-ce-vendredi-14-decembre</link>
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    <pubDate>Fri, 14 Dec 2007 20:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le comité de mobilisation de l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines est composé d'étudiants, d'enseignants et de personnels administratifs et techniques en colère contre la loi Pécresse (LRU) et pour une autre réforme de l'université&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;Les élèves de l'Ecole ont profité de la rencontre organisée par l'ENS LSH avec les professeurs des classes préparatoires pour discuter de la loi LRU, diffuser des tracts, faire signer des pétitions. De l'écoute, un intérêt, un taux de signatures important...
Voir en annexe, le tract diffusé&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/tract_cpge_14_d_c._07.pdf"
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  <item>
    <title>Jérôme Bourdieu et Didier Chatenay : Pour une véritable autonomie de l’enseignement supérieur et de la recherche</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/14/Jerome-Bourdieu-et-Didier-Chatenay-%3A-Pour-une-veritable-autonomie-de-lenseignement-superieur-et-de-la-recherche</link>
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    <pubDate>Fri, 14 Dec 2007 17:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Analyses</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le comité de mobilisation de l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines est composé d'étudiants, d'enseignants et de personnels administratifs et techniques en colère contre la loi Pécresse (LRU) et pour une autre réforme de l'université&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Jérôme Bourdieu (économiste à l'INRA) et Didier Chatenay (physicien au CNRS) nous ont transmis ce texte  dont la version  courte est parue dans &lt;/em&gt;L'humanité&lt;em&gt; du 4 décembre 2007&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus d’autonomie pour les universités, tel serait le principe de la réforme Libertés et Responsabilités des
Universités selon ses zélateurs. Usant du procédé désormais banal qui consiste à prendre les mots les plus
progressistes pour servir les politiques les plus réactionnaires – on se souvient de l’époque où l’enseignement
privé et catholique défendait «&amp;nbsp;l’école libre&amp;nbsp;» – le mot d’autonomie est utilisé aujourd’hui à contre-emploi dans
une acception extrêmement étroite&amp;nbsp;: cette loi n’a d’autre fin en réalité que de contraindre les universités à se
soumettre à la loi du marché en créant les conditions d’un désengagement progressif de l’Etat et en les forçant à
adopter une logique entrepreneuriale dans leurs modes de gestion.
&lt;a href=&quot;http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1794&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/analyse_bourdieu_et_chatenay.pdf"
      length="50872" type="application/pdf" />
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le nouveau catalogue des éditions 2015...</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/14/Le-nouveau-catalogue-des-editions-2015</link>
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    <pubDate>Fri, 14 Dec 2007 14:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Documents et liens</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le comité de mobilisation de l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines est composé d'étudiants, d'enseignants et de personnels administratifs et techniques en colère contre la loi Pécresse (LRU) et pour une autre réforme de l'université&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;A quoi devons-nous absolument échapper... Voir le pdf en annexe&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/catalogue_editions_2015.pdf"
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bientôt l’autonomie des collèges et des lycées ?</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/14/Bientot-lautonomie-des-colleges-et-des-lycees</link>
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    <pubDate>Fri, 14 Dec 2007 11:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Analyses</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le comité de mobilisation de l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines est composé d'étudiants, d'enseignants et de personnels administratifs et techniques en colère contre la loi Pécresse (LRU) et pour une autre réforme de l'université&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;Frédéric Caupin, maître de conférences à l'Ecole Normale Supérieure d'ULM, nous a transmis un texte analysant la réforme prévue pour
les établissements scolaires, qui reprend en grande partie la logique de la LRU. Le texte, en pièce jointe au format PDF, est déjà paru sur le blog &lt;em&gt;Jourdan en lutte&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://jourdanenlutte.blogspot.com/&quot; title=&quot;http://jourdanenlutte.blogspot.com/&quot;&gt;http://jourdanenlutte.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/analyse_mission_darcos.pdf"
      length="297870" type="application/pdf" />
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Alain Caillé :  Penser la crise de l’université (et de la recherche). Premières réactions.</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/14/Alain-Caille-%3A-Penser-la-crise-de-luniversite-et-de-la-recherche-Premieres-reactions</link>
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    <pubDate>Fri, 14 Dec 2007 11:07:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Analyses</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le comité de mobilisation de l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines est composé d'étudiants, d'enseignants et de personnels administratifs et techniques en colère contre la loi Pécresse (LRU) et pour une autre réforme de l'université&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Éléments de réflexion et de questionnement en vue du numéro 32 de La Revue du MAUSS semestrielle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dire que l’université française est en crise est un euphémisme. Accueillant une bonne partie des élèves de l’enseignement supérieur, elle ne parvient à en diplômer qu’un pourcentage restreint. Par ailleurs les diplômes qu’elle leur délivre ont une valeur de plus en plus incertaine sur le marché de l’emploi, et ceci d’autant que l’enseignement secondaire et la recherche publique recrutent de moins en moins. Symétriquement, le niveau des universités françaises, tel qu’évalué selon les critères, à coup sûr discutables mais malgré tout parlants, auxquels recourent les classements internationaux, les met à la traîne de nombre de pays développés, voire émergents. Et la recherche française, dans presque tous les domaines, perd chaque année davantage de terrain. Dans cette dérive plus que préoccupante il faut se demander ce qui relève d’une crise générale de l’institution universitaire en général, de la place et du rôle du savoir et de l’intellectuel dans la société globalisée, et ce qui traduit un dysfonctionnement spécifique à la France.
&lt;a href=&quot;http://www.journaldumauss.net/spip.php?article210&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/14/Alain-Caille-%3A-Penser-la-crise-de-luniversite-et-de-la-recherche-Premieres-reactions#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Du CNRS sous LRU…</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/14/Du-CNRS-sous-LRU</link>
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    <pubDate>Fri, 14 Dec 2007 08:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Vincent</dc:creator>
        <category>Documents et liens</category>
            
    <description>&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;je vous restitue ci-dessous le contenu du fichier joint en PDF. LA LRU semble être le LSD institutionnel de notre post-modernité&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;Paris, le 10 décembre 2007&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Message de la Présidente et du Directeur général aux personnels du CNRS&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Afin
de vous informer des principaux événements de l’actualité de notre
établissement, vous trouverez ici des informations concernant les
derniers mois de 2007 et les principales décisions du conseil
d'administration prises lors de sa séance du 6 décembre.&lt;/p&gt;    &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le Plan stratégique du CNRS et son contrat d’objectifs et de moyens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Comme vous le savez, notre ministère de tutelle a souhaité que soit reportée au printemps 2008 l’adoption du plan stratégique du CNRS par son conseil d’administration. Ce plan stratégique à l’horizon 2020 résulte d'une réflexion collective, lancée à l'été 2006 et portée par les communautés scientifiques, à travers différentes structures et instances, tels les départements scientifiques du CNRS, le Comité national (dans ses différentes composantes) et le Conseil d'administration.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;La partie plus organisationnelle de ce plan stratégique, la définition des liens du CNRS avec les universités (gestion des unités mixtes, affectation des moyens, articulation des modes de recrutement au sein des unités mixtes) doivent s’élaborer en concertation avec nos partenaires en tenant compte de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;dite « loi LRU ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a donc décidé la création d'un groupe de travail présidé par M. François d'Aubert, ancien ministre de la recherche, qui devra émettre des recommandations sur le renforcement et les évolutions nécessaires de ce partenariat, en cherchant en particulier à simplifier les procédures. Le CNRS est membre de&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;ce groupe de travail et y sera représenté par le directeur général et par le secrétaire général. Y participent aussi quatre autres EPST, cinq universités et cinq personnalités qualifiées. Ce groupe de travail doit rendre ses conclusions à notre ministère de tutelle en mars 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;En nous inscrivant dans ce nouveau calendrier et dans le contexte de mise en oeuvre de la loi LRU, nous allons préciser le plan stratégique du CNRS dans sa partie organisationnelle. En parallèle, et à la demande de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, nous allons travailler à un contrat quadriennal d'objectifs et de moyens avec le ministère, nous&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;permettant une meilleure visibilité pluriannuelle. Les principales phases d’élaboration de ces documents, essentiels pour notre établissement, seront assurées en concertation avec les personnels du CNRS et les directeurs d'unité.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les priorités du budget primitif 2008 du CNRS, adopté le 6 décembre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Les choix du budget primitif 2008 sont en cohérence avec les grandes options scientifiques du projet de plan stratégique « Horizon 2020 ». Sans préjuger des recommandations du groupe de travail présidé par François d'Aubert, le modèle d’organisation sous-jacent à ce budget est celui d’un CNRS qui, à l’instar de nombreux acteurs de la recherche internationale (CSIC en Espagne, MRC au Royaume-Uni, NIH et DOE aux Etats-Unis, etc.) combine à la fois la fonction d’opérateur de recherche, dont les équipes travaillent aux frontières de la connaissance en interaction permanente avec les universitaires, et la fonction d’agence de moyens favorisant la mise en cohérence du système national de recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Dans le nouveau contexte de l’organisation de la recherche en France, l’ANR et les autres agences de financement sur projet sont devenues les principaux financeurs des projets scientifiques de court et moyen termes des laboratoires. Il appartient au CNRS d’en tirer les conséquences sur ses propres interventions financières. Les marges de manoeuvre ainsi dégagées seront mises au service de trois fonctions clefs pour lesquelles le CNRS apporte une plus-value reconnue internationalement : explorer le front des connaissances, exploiter les fruits des découvertes et fédérer les compétences.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans sa fonction d’exploration&lt;/strong&gt;, le CNRS doit être porteur des ruptures conceptuelles et technologiques pour placer la France dans les quatre premiers pays de la compétition des savoirs. Pour cela, l’établissement entend mobiliser les cinq outils suivants par ordre de priorité :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;un recrutement de chercheurs &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;fondé sur une sélection internationale. Pour garder cet atout, le CNRS vise, dans son budget 2008, à maintenir les recrutements au niveau de 2007 et à utiliser les marges de manoeuvre financière à l’amélioration de la carrière des plus performants ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;un rôle national dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;le financement des Très Grands Instruments de Recherche (TGIR) &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;des crédits d’intervention &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;mobilisables très rapidement pour accompagner l’émergence de thématiques nouvelles ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;des investissements immobiliers et technologiques &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;garantissant aux unités hébergées par le CNRS (qu'elles soient UPR ou UMR) un environnement similaire à celui de leurs compétiteurs internationaux. Ces investissements sont en croissance forte depuis 2007 ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;un financement direct des laboratoires, &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;attribué sur des critères non thématisés d’excellence scientifique, qui doit permettre aux directeurs de laboratoire de développer les activités et projets les plus innovants, les plus risqués et les plus sensibles en matière de confidentialité ; ceux qui, de ce fait, peuvent difficilement rencontrer le consensus d’un comité de sélection externe. Avec 152 millions d’euros (avant l’application de la réserve de précaution budgétaire appliquée à tous les établissements publics), ce financement représente 5 % du budget du CNRS. Les priorités pour les STIC et les sciences de la vie y sont maintenues au niveau de 2007.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans sa fonction d’exploitation des connaissances&lt;/strong&gt;, le CNRS poursuit sa politique active de valorisation de ses brevets. Avec un objectif de 120 nouvelles licences signées et une recette de 58 M€, cette activité s’autofinance et permet un&amp;nbsp; important retour sur investissement aux laboratoires à l’origine des inventions ainsi qu’aux inventeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans sa fonction de fédérateur&lt;/strong&gt;, le CNRS doit aider à la mise en réseau des acteurs et à l’optimisation des investissements sur le territoire national. Il dispose pour cela de quatre outils :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;le recrutement d’ingénieurs et techniciens &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;qui se structurent en réseaux professionnels et permettent, par le partage d’expertise et leur mobilité, d’accroître la compétence technologique de l’ensemble des laboratoires. Le budget 2008 prévoit, là aussi, le maintien de l’effort consenti en 2007, tant sur le recrutement (598 postes), que sur les promotions et les primes. L’accent sera mis sur les recrutements en sciences de la vie et en physique ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;le financement de plateformes technologiques &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;ouvertes à l’ensemble de la communauté académique, mais sans duplication d’investissement ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;le financement de programmes interdisciplinaires &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;à l’échelle de l’établissement et le financement de projets conduits par les instituts nationaux (IN2P3 et INSU) qui financent des équipes pluridisciplinaires et dispersées sur le territoire, soit sur des thématiques émergentes qui ont vocation par la suite à être financées par l’ANR, soit sur des projets de long terme qui nécessitent un soutien dans la durée (10-15 ans) ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;le financement de structures fédératives de recherche &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(GDR, FR, IFR...).&amp;nbsp;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation de ces différents outils se fera de manière différenciée en fonction des priorités stratégiques et scientifiques pour 2008 qui portent sur :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;- les recherches interdisciplinaires,&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;- les recherches dans les domaines :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;o de l’environnement et du développement durable,&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;o des sciences et technologies de l’information et de la communication (STIC),&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;o de l’énergie,&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;o des nanosciences et nanotechnologies,&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;- les investissements dans les très grands équipements.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La place du CNRS dans la compétition internationale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;A l’heure où le système français de recherche et d’innovation évolue, il importe de prendre en compte les indicateurs qui visent à positionner, de la manière la plus objective qui soit, les acteurs nationaux de la recherche dans leur environnement international.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;A cet égard, nous nous réjouissons de voir le CNRS figurer au sixième rang mondial et être ainsi la première institution de recherche non américaine selon le classement mondial «&lt;em&gt;Webometrics&lt;/em&gt;»&lt;span style=&quot;font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 6px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;1&lt;/span&gt;, dédié à la visibilité sur le web des instituts de recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;De Paris… à Stockholm&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Pour conclure, nous serons tous – au moins par la pensée - avec notre collègue Albert Fert, à l’occasion de la remise de son Prix Nobel de physique, aujourd’hui même, à Stockholm. Le CNRS se réjouit d’avoir décerné, en 2003, la Médaille d’or du CNRS, qualifiée de plus haute distinction scientifique française, à ce professeur de l'Université Paris-Sud, directeur scientifique de l'unité mixte de physique CNRS/Thales et membre du Conseil scientifique du CNRS.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Albert Fert porte haut les couleurs d’une recherche française qui, lorsqu’elle s’investit dans la durée, soutenue par une alliance stratégique continue de partenaires de natures diverses (dans le cas présent, une université, un organisme de recherche et une entreprise), atteint le plus haut niveau mondial tout en irrigant l’économie et la société de ses avancées.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Puisse le parcours exemplaire d’Albert Fert fertiliser les réflexions en cours sur l’évolution du système français de formation, de recherche et d’innovation.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Catherine Bréchignac&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Présidente du CNRS&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Arnold Migus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
Directeur général du CNRS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin: 0; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 10px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 6px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;1 &lt;/span&gt;Pour consulter le classement intégral : &lt;span style=&quot;color: rgb(51, 51, 51);&quot;&gt;www.webometrics.info/top1000_r&amp;amp;d.asp&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/cnr07-1210-DG-CNRS-auxpersonnels.pdf"
      length="44962" type="application/pdf" />
    
    
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  <item>
    <title>Répressions policières à Lyon 2 : le témoignage d'une enseignante</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/14/Repressions-policieres-a-Lyon-2-%3A-le-temoignage-dune-enseignante</link>
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    <pubDate>Fri, 14 Dec 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Divers</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le comité de mobilisation de l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines est composé d'étudiants, d'enseignants et de personnels administratifs et techniques en colère contre la loi Pécresse (LRU) et pour une autre réforme de l'université&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;Par Alice Verstraeten, enseignante à l’université Lumière Lyon II - Décembre 2007&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ma fac (Lyon II) s'enfonce tous les jours un peu plus dans le mépris des étudiants et dans un logique policière qui m'inquiète profondément. Les médias ne nous suivent pas, ne relayent rien, s'auto censurent ou se font censurer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout a commencé avec la Loi Pécresse de réforme des Universités, signée dans la précipitation cet été par le président de la fac, Monsieur Journès. Certains étudiants et enseignants s'opposent à cette loi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les étudiants ont choisi le blocage de l'université comme mode d'action. On peut être pour ou contre, je ne suis pas sûre que ce choix ai rendu service aux manifestants et à leur image mais aujourd'hui, à la limite, peu importe. On a, pour l'instant, dépassé ce débat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis quelques jours, le président de l'université a fait appel aux &quot;forces de l'ordre&quot;: des vigiles privés, très jeunes, non assermentés, arrogants et dépassés par les évènements, patrouillent dans la fac avec au bras un brassard orange marqué &quot;sécurité&quot;. Ils apostrophent tout le monde, tutoient tout le monde, et nous demandent de justifier de notre présence dans l'université en montrant notre carte &quot;cumul&quot; (une carte magnétique d'étudiant ou d'enseignant qui sert aussi de carte de bibliothèque)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il semble bon de rappeler qu'une Université est, selon la loi, un &quot;établissement public à vocation scientifique et culturelle&quot;. Les étudiants qui manifestaient scandaient à l'encontre des vigiles, hier matin: &quot;Voyous, racailles.&quot; Car certains d'entre eux s'amusent à retenir les étudiantes pour les draguer, d'autres en sont venus aux mains avec des étudiants de leur âge, une étudiante a été &quot;étranglée&quot; avec son écharpe pour qu'elle dégage un passage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l'entrée principale du campus de Bron, et rue Chevreul sur le campus des quais du Rhône, dès 7h30 le matin, tous les jours, les CRS arrivent pour déloger les étudiants qui protestent. 9 cars de CRS devant le campus de Bron, 9 cars de CRS devant le campus des quais de Rhône. Ils sont, régulièrement, soutenus par la gendarmerie mobile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'étais là, hier matin. Deux de mes étudiantes m'avaient dit avoir été &quot;molestées&quot; par les CRS la veille et voulaient que j'en sois témoin. Eh bien oui, ils les plaquent au sol, les jettent plus loin, les matraquent dans le ventre et sur la tête. Sur les quais, hier, deux leaders syndicaux étudiants (un de Lyon 2, l'autre de Lyon 3) ont été désignés du doigt par des policiers en
civil avant d'être poursuivis dans une rue adjacente par les CRS. Ce qui signifie, nous sommes d'accord, qu'un travail préalable &quot;d'information&quot; a été effectué et que ces arrestations sont ciblées pour détruire les mouvements syndicaux. Les deux hommes sont en garde-à-vue et devraient être déférés devant la Justice aujourd'hui même (donc: il existe désormais des comparution immédiates pour les manifestants, vous serez prévenus). Dans un communiqué odieux et mensonger, la présidence de la fac dit qu'ils sont &quot;extérieurs à l'Université&quot; et que ces arrestations sont survenues après des troubles. Il n'y a pas eu de troubles autres que la manifestation pacifique, nous sommes plusieurs enseignants à en être témoins.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un étudiant a été blessé et, une fois aux Urgences, a hérité de douze points de suture sur le crâne. Des étudiants ont été mis en joue au flashball. Des policiers en civils sont toujours là, dont un homme sur mon campus: il porte une grosse doudoune noire, un talkie walkie dans une poche, un appareil photo dans l'autre. Lui et ses camarades filment longuement les manifestants. S'ils ont effectivement été convoqués par le président de l'Université dans le seul but de permettre aux étudiants qui veulent suivre les cours d'entrer dans la fac, pourquoi filment-ils? Doit-on ajouter la DGSE à la liste des membres du personnel de l'université?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De notre côté, enseignants ou étudiants, ils nous empêchent un maximum de filmer. Ce qui siginifie que les images disponibles sur youtube et sur dailymotion ( cf la violence du président de l’IEP de Grenoble) ne sont pas à la hauteur de la réalité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Face à cette situation, plusieurs enseignants, dont je suis, ont refusé de faire cours.
Je refuse d'entrer dans une fac investie de forces de police, de gendarmerie et de vigiles privés non assermentés.
Je refuse de montrer des papiers d'identité pour me rendre sur mon lieu de travail. Je refuse de me faire bousculer par des CRS.
Je refuse de me faire tutoyer avec mépris par des individus que je ne connais pas.
Je refuse d'entendre un vigile insulter un de mes collègues (pourtant munis du sac en cuir typique de l'enseignant) en lui disant &quot;J'vais t'fumer toi, j'vais t'fumer.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous ne sommes pas, que je sache, dans un état policier. Ou alors il faut nous le dire clairement, parce que cela signifie que les règles du jeu ont changé. Je croyais que l'on avait le droit de grève dans notre pays.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je crois que ce qui m'inquiète le plus, c'est de recevoir des communiqués de la Présidence affirmant que la situation est désormais &quot;normale&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SI CETTE SITUATION EST NORMALE JE DEMISSIONNE.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'autre part, pour permettre l'action des ces policiers, militaires et
vigiles, toutes les sorties de sécurité sont bloquées. Certains enseignants et étudiants s'obstinent à faire cours dans une ambiance délétère et dangereuse. Ce qu'ils risquent purement et simplement, en cas d'incendie, c'est de brûler vifs dans des locaux qui sont déjà vétustes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce message est, bien sûr, à faire passer si vous en ressentez le besoin.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La création de savoirs  à l'ENS Lyon (sciences) mardi 12 décembre...</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/11/ENS-Sciences-le-11/12</link>
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    <pubDate>Tue, 11 Dec 2007 15:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le comité de mobilisation de l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines est composé d'étudiants, d'enseignants et de personnels administratifs et techniques en colère contre la loi Pécresse (LRU) et pour une autre réforme de l'université&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Non à la LRU&amp;nbsp;: une action conjuguée des deux ENS de Lyon. Le colloque, organisé par l'ENS Lyon pour fêter les 20 années de sa délocalisation devait être inauguré par Valérie Pécresse&amp;nbsp;: elle n'est pas venue...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/./.Photo_003_m.jpg&quot; alt=&quot;ENS Sciences 11/12&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/./.Photo_004_m.jpg&quot; alt=&quot;ENS Sciences 11/12 2&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/./.Photo_133_m.jpg&quot; alt=&quot;ENS Sciences 11/12 3&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Vu d'ailleurs : la réforme universitaire en Allemagne</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/11/Vu-dailleurs-%3A-la-reforme-universitaire-en-allemagne</link>
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    <pubDate>Tue, 11 Dec 2007 14:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Vincent</dc:creator>
        <category>Analyses</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: Helvetica; font-size: 12px; line-height: normal; &quot;&gt;Vous trouverez en attaché un court document de Christian de Montlibert&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 10px; line-height: 15px;&quot;&gt; &lt;/span&gt;sur l'évolution récente des universités allemandes dans un contexte qui présente des similarités avec la loi LRU! C'est un CR d'une visite effectuée récemment. A conseiller aux incrédules, sceptiques et autres ..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
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      length="14049" type="application/pdf" />
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Réflexions complémentaires (codicille 1)</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/11/Reflexions-complementaires-codicille-1</link>
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    <pubDate>Tue, 11 Dec 2007 00:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Vincent</dc:creator>
        <category>Analyses</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Comme je suis en train de préparer un cours sur le thème de &quot;l'école
juste&quot;, j'ai lu en partie le rapport de la commission Thélot,qui a mené
le &quot;grand débat sur l'école&quot; en 2003-2004. Et je suis tombé, sur ce
texte&amp;nbsp;significatif&amp;nbsp;(cf. ci-dessous), qui montre la continuité et le
caractère systématique de la restructuration du service public
d'éducation engagée par les gouvernements successifs depuis quelques
années. Et il est assez frappant d'observer la manière dont le chantier
a été conduit. Selon la fameuse formule de Deleuze, ils ont commencé &quot;à
penser par le milieu&quot; en s'attaquant d'abord au maillon faible (eh oui,
ces gens n'ont pas totalement oublié qu'ils ont&amp;nbsp;jadis&amp;nbsp;lu Lénine), en
l'espèce du second degré et plus particulièrement encore du collège (le
socle commun des connaissances et des compétences)&amp;nbsp;pour ensuite
s'attaquer, de manière proliférante, au supérieur (loir Recherche de
2006, création de l'ANR, des PRES, de l'AERES, la LRU en 2007) avant de
s'attaquer au premier degré, où l'offensive est en cours (réduction des
heures d'enseignement, et donc des contenus, etc.).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Cette offensive systém(at)ique exprime une conception du monde cohérente et structurée, une véritable anthropologie politique qu'il faut parvenir à déconstruire. Schématiquement (parce qu'il est tard, que je suis fatigué et que je ne veux pas être trop long), elle repose sur un le postulat de l'individualisme méthodologique, le substrat théorique du libér(al)isme et défend subséquemment la forme politique du contrat, opposé au &quot;totalitarisme holiste&quot; de la loi, uniforme, présentée comme négatrice de toute individualité. Elle repose en outre sur la subtile confusion/identification de la justice et de la justesse autorisée par l'indétermination de l'adverbe et de de l'adjectif qui leur est commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref il y a du boulot !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vincent Charbonnier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;L'extrait que je cite du rapport de la commission Thélot,et intitulé&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Pour la réussite de tous les élèves&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;&amp;nbsp;(La documentation française ; CNDP, 2004),&amp;nbsp;se trouve à la page 45, c'est-à-dire en conclusion de la première partie. Sa résonance avec la LRU est saisissante et ce n'est qu'un échantillon…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;« L’École a besoin d’établissements
(écoles, collèges, lycées) mieux mobilisés et responsables.&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt; Le monolithisme
scolaire, si tant est qu’il ait jamais réellement existé, n’est plus
envisageable au sein d’une société aussi complexe et diversifiée que la nôtre.
L’École de la Nation, sans rien céder aux intérêts particuliers, exercerait mieux
ses responsabilités, serait plus efficace et plus juste dans le cadre d’une «
diversification maîtrisée » dont la clef de voûte serait l’établissement scolaire.
Pour assurer lamobilisation des volontés, des énergies et des compétences, l’échelle
la plus appropriée est bien celle de l’établissement. Cela implique de
renforcer la responsabilité des établissements scolaires et de leurs dirigeants
; de développer le sentiment d’appartenance et la cohésion au sein des
établissements ; d’améliorer la qualité de la vie à l’École ; de promouvoir une
culture et un usage de l’évaluation. Cette évolution suppose donc de définir et
de mettre en œuvre un nouveau rôle pour l’encadrement des établissements, et
aussi pour l’inspection, avec ses conséquences en termes de profils, de
nomination, de formation et, plus généralement, de politique de ressources
humaines.»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;!--StartFragment--&gt;
&lt;!--EndFragment--&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/11/Reflexions-complementaires-codicille-1#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Quelques réflexions à propos de la LRU &amp; de questions plus générales</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/10/Quelques-reflexions-a-propos-de-la-LRU-de-questions-plus-generales</link>
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    <pubDate>Mon, 10 Dec 2007 16:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Vincent</dc:creator>
        <category>Analyses</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;La liberté n’est pas la liberté des marchands&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;J.-J. Rousseau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les
réflexions qui suivent pourront paraître schématiques ou elliptiques.
Elles s'entendent comme un essai de mise en perspective, pour alimenter
la réflexion et la discussion collective d'une lutte prolongée&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;La contestation de la loi relative aux « libertés et
responsabilités des universités » (LRU) y dénonce, à juste titre, toute
une série d’attaques solidaires contre une certaine conception du
service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui, en
dépit de carences, garantit encore l’accès du plus grand nombre à
l’université. L’aspect le plus saillant de cette loi réside dans la
refonte de la « démocratie institutionnelle » des établissements dans
le sens d’un &lt;em&gt;césarisme&lt;/em&gt; qui ne dit pas son nom. Celui-ci se
caractérise par un accroissement significatif des prérogatives des
responsables d’établissements, en particulier des présidents
d’université, par un accroissement de leur autonomie de gestion, du
patrimoine immobilier (cession, achat, location), &lt;em&gt;de tous les&lt;/em&gt; personnels – les fameuses RH – (recrutement, promotion, etc.), et bien sûr des modalités et des sources de financement [1].    &lt;em&gt;In fine&lt;/em&gt;, c’est l’autonomie scientifique et pédagogique des établissements – reconnue par tous les dispositifs législatifs depuis la loi Faure de 1968 en passant par la loi Savary de 1984 – qui s’en trouve profondément transformée dans le sens d’un ajustement des formations et de la recherche à des « bassins d’emploi » où bien encore aux intérêts bien compris d’un mécénat, dont la logique sous-jacente demeure, quoiqu’il puisse en protester, largement mercantile. En résumé, et conformément au discours et à la représentation du monde actuellement portés par la Droite française (Sarkozy et le MEDEF pour faire court), il s’agit non pas tant de transformer les universités en entreprises ès qualités que, plus subtilement, les homologuer réciproquement. L’enseignement supérieur produit en effet de la force de travail (des diplômés), avec cette dimension supplémentaire, que la fraction la plus « élevée » constituera le vivier du haut encadrement politique et scientifique, dont l’une des fonctions est aussi d’assurer la reproduction, économique, sociale, symbolique, politique, culturelle, de la formation économique et sociale (FES) de notre pays.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Cette fonction de reproduction élargie (économique et symbolique-culturelle) de notre FES, est en particulier assurée par l’enseignement supérieur (mais aussi et plus globalement par le système éducatif en sa totalité), n’est pas vraiment nouvelle, puisqu’elle a son origine dans la Révolution de 1789 et qu’elle a été réaffirmée à la Libération avec le programme du Conseil national de la Résistance. Ce qui est nouveau, en revanche, c’est la nécessité d’un ajustement à la phase actuelle de la mondialisation capitaliste – mondialisation qui a commencé dès le XIXe siècle.&lt;br /&gt;Cette exigence d’ajustement implique une restructuration du dispositif public de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), qui n’a pas attendu la LRU pour être entamée, et se distribue selon plusieurs facettes. Une première, généraliste s’atteste dans la création de la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) [2]&amp;nbsp; et une seconde, plus spécifique, dans la création de l’Agence nationale de la recherche (ANR) puis dans la guirlande qui en a été développée dans l’onde de la loi sur la Recherche votée en avril 2006, avec la création des Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES), de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES), etc. De ce point de vue la LRU est plus une cerise sur le gâteau, un couronnement.&lt;br /&gt;Cet ajustement, n’implique pas, comme une conséquence apodictique (i. e. absolument nécessaire) la totale privatisation du service public de l’ESR. Le gouvernement actuel et plus globalement l’État n’y a aucun intérêt. C’est que l’ESR comprend des institutions économiquement, politiquement, culturellement et symboliquement cardinales pour le pouvoir d’État et qu’il n’est pas question de les céder totalement au « marché » et à sa « main invisible » (la transcendance à ses limites) et que, de surcroît, la majorité de la communauté universitaire enseignante n’y est pas favorable, y compris sa fraction la plus libérale, dont la CPU est, me semble t-il l’expression. Ceci s’explique d’abord, selon moi, par le fait que la tradition « libérale », ou mieux, « &lt;em&gt;libériste&lt;/em&gt; » – au sens de l’utile distinction que procure l’italien entre &lt;em&gt;liberismo&lt;/em&gt; (libéralisme économique) et &lt;em&gt;liberalismo&lt;/em&gt; (libéralisme politique) [3] – n’est pas, pour des raisons culturelles, très puissante au sein de la Droite française. Celle-ci est plutôt façonnée par la tradition bonapartiste, avatar du césarisme (cf. la conception de l’élection présidentielle comme « le rendez-vous d’un homme avec le peuple » qui a vécu jusqu’à Chirac au moins et qui eut également les faveurs de Mitterrand).&lt;br /&gt;Cette absence se traduit par un mixte, assurément impur, de libéralisme, d’autoritarisme et de dirigisme, dont on retrouve la trace dans la quasi-totalité des dispositifs évoqués plus haut. À cet égard les statuts-type des PRES sont très expressifs de ce mélange avec, déjà, un conseil d’administration restreint et une minoration conséquente de la place des usagers et des personnels, y compris et surtout des enseignants-chercheurs. J’ajoute que lors de la constitution des PRES le ministère a explicitement insisté pour que ceux-ci optent pour le statut d’Établissement public de coopération scientifique (EPCS) plutôt que pour le statut de fondation de droit privé par exemple – comme quoi la liberté à des limites… Cette restriction me paraît symptomatique d’une culture de l’État (mais pas nécessairement jacobine) extrêmement prégnante et qui ne paraît pas devoir se démentir.&lt;br /&gt;On pourra objecter le fait que Sarkozy et sa politique se positionnent explicitement dans une logique de « rupture », revendiquant leur atlantisme et leur « libér(al)isme ». Certes. Mais il me semble que cette rupture vise essentiellement son propre camp politique qui est loin d’être homogène et de lui être acquis, un camp avec lequel il doit donc composer et dont il cherche à conquérir « l’hégémonie » (Gramsci). Et puis, comme il se peut constater, encore aujourd’hui, le « libér(al)isme » n’est nullement incompatible avec l’autoritarisme (bien au contraire).&lt;br /&gt;Ce que la LRU met donc en place, c’est un changement des modes de « gouvernementalité » des établissements universitaires afin d’assurer leur compatibilité avec celle des PRES, dont j’ai rappelé l’insistance du ministère à privilégier le statut d’établissement public (EPCS) mais aussi renforcer la maîtrise politico-administrative des établissements d’ESR. Ce qui est escompté, avec des CA plus restreints, c’est précisément leur caractère plus résolument administratif et partant leur homogénéisation, de manière à faciliter la gestion tant politique qu’administrative. La LRU est donc le complément indispensable des PRES, son opérateur d’effectivité, et réciproquement, les PRES sont la doublure de la LRU (comme un manteau). L’AERES construira et renforcera la liaison entre les deux par le truchement de l’évaluation scientifique et administrative des établissements et des structures de recherche.&lt;br /&gt;Ce qui est relativement aberrant, mais compréhensible en définitive, c’est qu’une majeure partie des actuels responsables universitaires, au premier rang desquels les présidents d’université, est persuadée, avec une candeur confondante de naïveté, qu’ils vont enfin pouvoir être maîtres chez eux, qu’enfin ils auront les clés de leur (petit) royaume. Cela me suggère, de manière saisissante, un parallèle avec le mot d’ordre sarkozyste d’une France de propriétaires…&lt;br /&gt;Cette re-féodalisation de l’enseignement supérieur qui se met en place depuis quelques temps désormais et dont la LRU n’est que le dernier missile en date, ne doit donc pas nous faire oublier que le caractère démocratique de l’université, demeure un acquis récent et surtout précaire et partiel, un problème en somme. Il faut distinguer la question institutionnelle de la démocratie des instances et la question de la démocratisation effective de l’accès à l’enseignement supérieur qui reste encore à réaliser, c’est-à-dire aussi à penser, et qui ne doit surtout pas être confondue avec la massification. Il ne faut pas non plus mésestimer le fait que cette démocratisation est combattue par une fraction significative du milieu universitaire. Mais, le pire, car il y en a un, réside en ce que ce sont beaucoup de ceux qui se sont naguère battus contre le mandarinat, qui l’exhaussent aujourd’hui, sous couvert d’une &lt;em&gt;justice immanente&lt;/em&gt;, c’est-à-dire et en vérité, d’un &lt;em&gt;ajustement&lt;/em&gt; à la phase actuelle de la mondialisation capitaliste.&lt;br /&gt;Cette &lt;em&gt;re-féodalisation&lt;/em&gt;, pour spécifique qu’elle soit, ne se limite pas au seul secteur de l’ESR. Plus globalement elle peut s’observer et s’attester dans et par la reconfiguration de l’organisation politico-administrative de notre pays, (re-)lancée par Raffarin dès 2002 avec l’« Acte 2 » de la décentralisation. À bien y regarder en effet, la décentralisation sauce raffarine a plutôt consisté en une dissémination et en une re-centralisation à des échelons intermédiaires de segments cédés par le pouvoir central, lequel maintient toutefois quelques monopoles essentiels (la violence légitime notamment).&lt;br /&gt;Cette re-féodalisation s’anticipe également dans la « rénovation » de la fonction publique, et notamment celle de l’État (FPE), qui figure dans les projets du gouvernement et dont Sarkozy a esquissé les linéaments à Nantes en septembre 2007. La FPE est massivement composée de personnels de catégorie A, parmi lesquels les enseignant-e-s (du premier degré au supérieur) sont majoritaires. Or, on précisera que, pour ce qui concerne l’Éducation nationale, la décentralisation raffarine a essentiellement consisté à transférer (autoritairement) des personnels de catégorie C, notamment les techniciens et ouvriers de service (TOS) des collèges et lycées, vers la fonction publique territoriale (FPT). Il ne paraît pas incongru de penser que l’on s’achemine vers une reconfiguration globale de la FPE dans le sens d’une césure horizontale, qui aurait pour conséquence de « dégager » l’ensemble des catégories B et C, dont les effectifs sont comparativement faibles que les catégories A, vers la FPT, ou alors vers une « fonction publique (de) contractuel(le)s », et de restreindre ainsi la FPE à la seule catégorie A, la transformant ainsi en « fonction publique d’encadrement », dont le caractère « politique » sera renforcé, moyennant quelque carotte (indemnitaire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vincent Charbonnier&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;[1] À cet égard, il faut être prudent et ne pas tomber dans les ornières d’une dénonciation généralisée, qui déduit, trop hâtivement selon moi, une privatisation totale des universités et de l’enseignement supérieur à court terme comme étant l’un des buts de la LRU. Il me semble que les choses sont plus complexes et que rien n’est moins sûr, j’y reviendrai plus loin. Signalons que la Conférence des présidents d’université (CPU) ne revendique nullement la privatisation et que, Michel Lussault, actuel président de l’université de Tours et vice-président de la CPU, a déclaré que, la mise en œuvre par un établissement public de financements originaires du privé est une forme de publicisation de ceux-ci. Cette position, vraiment subtile, témoigne d’une véritable réflexion de la part de la CPU, et ne peut pas être récusée d’un simple revers de manche.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;[2] La « philosophie » de la LOLF peut se résumer, schématiquement, comme l’exigence de faire strictement coïncider les actions et leur coût financier, de faire coïncider la justice (politique et morale d’une action), son intérêt social en somme, avec sa justesse comptable et financière au nom du principe économique de rentabilité plus ou moins inspiré de Leibniz (le maximum d’effet avec le minimum de dépense).&lt;br /&gt;&amp;nbsp;[3] Cf. les précisions d’André Tosel, &lt;em&gt;Démocratie et libéralismes.&lt;/em&gt; Paris : Kimé, 1995, p. 68 sq.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/10/Quelques-reflexions-a-propos-de-la-LRU-de-questions-plus-generales#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Les rendez-vous de la semaine du 10/12 au 17/12</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/08/Les-rendez-vous-pour-la-semaine-du-10/12-au-17/12</link>
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    <pubDate>Mon, 10 Dec 2007 14:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le comité de mobilisation de l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines est composé d'étudiants, d'enseignants et de personnels administratifs et techniques en colère contre la loi Pécresse (LRU) et pour une autre réforme de l'université&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;Pour voir le tract d'appel aux rassemblements de mardi et à l'AG de mercredi, cf. l'annexe à la fin de ce message&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le mardi 11/12&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Manifestive&lt;/strong&gt;, Place Bellecour, à 12h30.
Nous nous adresserons à la population (”Become the media”) pour lui expliquer le choix de société qui sous-tend ces réformes; Nous serons toutes et tous en noir pour symboliser le fait qu’une Université qui ferme, c’est la jeunesse qui meurt; Nous redirons une fois encore qu’une autre réforme est nécessaire et possible, grâce à une chaîne humaine: Venez en masse!&lt;br /&gt;
Voir le tract d'appel au rassemblement &lt;a href=&quot;http://www.cgmc.univ-lyon1.fr/SLRCL/Tract_11_12_v3.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Action commune avec l’ENS Sciences&lt;/strong&gt; («&amp;nbsp;faire du bruit&amp;nbsp;» et tracter) avant le début du colloque du 11/12, à 14h&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le mercredi 12/12&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Assemblée Générale dans l'amphithéâtre de l'ENS-LSH à midi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Laurent Douzou vient  parler de &quot;La lettre de Guy Môquet. Mémoire, histoire et politique&quot; de 18 à 20 heures&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le jeudi 13/12&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Manifestation&lt;/strong&gt; à l'appel du Collectif des jeunes majeurs (RESF) et du RUSF69 (Réseau Universités Sans Frontières du Rhône), suite aux &lt;strong&gt;nombreuses menaces d'expulsion&lt;/strong&gt; qui frappent les étudiants et élèves sans-papiers en cette fin d'année. Soutenue par les comités de mobilisation étudiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Départ à 14h30 place du Pont (Gabriel Péri)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le vendredi 14 décembre&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Action de mobilisation auprès des professeurs de classes préparatoires en réunion à l'ENS LSH&amp;nbsp;: discussion autour de la LRU, diffusion de tracts, signatures de pétitions...
Voir en annexe, le tract diffusé&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/tract-11_121207.pdf"
      length="58990" type="application/pdf" />
          <enclosure url="http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/tract_cpge_14_d_c._07.pdf"
      length="58990" type="application/pdf" />
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Compte-rendu de la 2e assemblée générale inter-universitaire ce samedi 8 décembre 2007 à Paris</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/10/Compte-rendu-de-la-2e-assemblee-generale-inter-universitaire-ce-samedi-8-decembre-07-a-Paris</link>
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    <pubDate>Mon, 10 Dec 2007 13:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Documents et liens</category>
            
    <description>&lt;p&gt;A l’appel du collectif «&amp;nbsp;Sauvons l’Université&amp;nbsp;! », l’assemblée générale inter-universitaire du 8 décembre a rassemblé plus de 250 personnes dans les locaux de Paris 7&amp;nbsp;: c’est un succès qui témoigne de la mobilisation et de l’attente des personnels de l’université.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les présents provenaient des établissements et organisations suivants&amp;nbsp;: Université Aix-Marseille 1, Université d’Amiens, Université de Besançon, Université Bordeaux 3, Université de Brest, Université de Caen, Université de Cergy Pontoise, Université de Dijon, Université Grenoble 3, Université Lille 3, Université Lyon 1, Université de Marne la Vallée, Université Montpellier 3, Université d’Orléans, Université Paris 1, Université Paris 3, Université Paris 4, Université Paris 5, Université Paris 6, Université Paris 7, Université Paris 8, Université Paris 9, Université Paris 10, Université Paris 11, Université Paris 13, Université de Poitiers, Université de Reims, Université de Rouen, Université de Toulouse Le Mirail, Université de Tours, Université de Versailles St Quentin, CNAM Paris, CNRS, ENS, ENS-LSH, ENSAD, INALCO, SNESUP. Etaient présentes à l’AG des personnes mandatés par :l’UFR Lettres et l’UFR de l’Université de Poitiers, l’UFR Lettres-Sciences Humaines et l’UFR Psychologie de l’université de Rouen, l’Université de Tours, l’Université de Lille III, le Collectif des personnels et Intersyndicale (CGT, FSU, SUD) de l’Université de Caen.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le collectif SLU a rappelé tout d’abord qu’il a travaillé depuis le début en complémentarité avec Sauvons la Recherche et avec les syndicats. Cette convergence a abouti à la journée d’action unitaire du jeudi 6 décembre contre la loi LRU et à l’entrevue entre le directeur de cabinet de Valérie Pécresse et une délégation composée de représentants de l’intersyndicale et des 2 collectifs pour la remise d’un mémorandum en 10 points (voir &lt;a href=&quot;http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article71&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;compte rendu de J.-L. Fournel&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des débats animés se sont engagés et focalisés sur deux points&amp;nbsp;: l’organisation du mouvement des personnels mobilisés, les modalités d’actions.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Organisation du mouvement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’AG a voté, à l’initiative de certains personnels en grève de Paris 3 et Paris 10 (entre autres), en faveur d’une Coordination Nationale des Personnels Mobilisés. Cette coordination comprendra de 1 à 3 représentants par établissement (si possible avec représentation des enseignants chercheurs, personnels administratifs et techniques et doctorants). La première réunion de la coordination se tiendra samedi 15 décembre dans les locaux de Paris III. Les détails pratiques de l’organisation de cette coordination seront disponibles sur la liste &lt;a href=&quot;mailto:%63%6f%6f%72%64%2d%75%40%72%61%73%2e%65%75%2e%6f%72%67&quot;&gt;coord-u@ras.eu.org&lt;/a&gt;. Pour s’inscrire à cette liste&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;mailto:%63%6f%6f%72%64%2d%75%6e%69%76%2d%72%65%71%75%65%73%74%40%72%61%73%2e%65%75%2e%6f%72%67&quot;&gt;coord-univ-request@ras.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout en se félicitant de la création de cette coordination, le collectif SLU a de son côté appelé à la mise en place de structures plus souples, sous forme de comités locaux du mouvement SLU — certains existent déjà — afin d’amplifier sur chaque campus la mobilisation, et de créer des espaces de réflexion sur les contre-propositions à la loi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’AG a insisté sur le caractère non concurrentiel de la coordination et des mouvements (SLU, SLR, syndicats), qui tous conservent naturellement leur autonomie. SLU entend en particulier enrichir son site de toutes les réflexions et propositions d’actions des collègues syndiqués ou non, membres de la coordination nationale ou non. Pour adresser des informations et suggestions&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;mailto:%70%6f%73%74%6d%61%73%74%65%72%40%73%61%75%76%6f%6e%73%6c%75%6e%69%76%65%72%73%69%74%65%2e%63%6f%6d&quot;&gt;postmaster@sauvonsluniversite.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Modalités d’actions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un certain nombre de propositions d’actions ont été approuvées par l’AG&amp;nbsp;: qu’elles soient comprises comme autant de possibilités devant être déclinées selon les situations locales.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Mise en place d’un vote interne dans chaque université à l’attention de tous les personnels sur la question&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Etes-vous pour ou contre l’application de la loi LRU&amp;nbsp;» ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Actions relevant de la «&amp;nbsp;grève du zèle », c’est-à-dire d’une application scrupuleuse de nos charges. Exemples&amp;nbsp;: demande systématique des textes de lois nous obligeant ou nous autorisant à faire telle ou telle démarche&amp;nbsp;; envoi systématique de nos relevés de notes en recommandé au seul Rectorat pour accord (en arguant du fait que dans la nouvelle loi, la note servant non seulement à évaluer le travail d’un étudiant, mais à mesurer les taux de réussite des universités et par là même à décider du montant des financements accordés, la décision échappe en grande part à la compétence du seul enseignant).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Action à construire en collaboration avec SLR, praticien de la démarche&amp;nbsp;: inviter à une démission collective des directeurs d’UFR et d’équipes de recherche.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Faire en sorte (quand c’est encore possible) que les C.A. ne votent pas les nouveaux statuts.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Concernant l’évaluation des laboratoires en cours&amp;nbsp;: relayer nationalement par une lettre aux experts de l’AERES pour expliquer notre désaccord avec les critères d’évaluation (car ces critères seront importants dans la modulation des services).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Concernant les maquettes LMD, établir une action au niveau national contre la destruction des formations disciplinaires et la mise en place d’enseignements professionnalisants au rabais.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Actions médiatiques multiples&amp;nbsp;:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;1. Appel à tous les chercheurs et universitaires qui parlent dans les médias pour qu’ils s’expriment contre la LRU&amp;nbsp;; diffusion de ce mot d’ordre par nos réseaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2. Par tous les abonnés du journal Le Monde, envoi d’une lettre de protestation motivée par la non-couverture de l’inquiétude de la communauté universitaire dans les colonnes du quotidien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3. Signature électronique automatique de nos mails par une formule du type «&amp;nbsp;enseignant-chercheur en colère / contre la loi LRU&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Décision d’une journée d’action et de grève la semaine prochaine (jour fixé en accord avec celui que décidera la coordination étudiante réunie ce week-end).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Propositions du SNESUP&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;1. une journée d’action pour le vendredi 14 décembre, et, la semaine suivante, pour le mercredi 19 décembre (l’idée étant de changer de jour pour que ce ne soient pas toujours les mêmes qui fassent grève).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2. Début janvier, une manifestation nationale unitaire, en accord avec les projets de SLR et des autres syndicats.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3. Utiliser le mémorandum qui a été remis à la Ministre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’autres propositions d’actions et de mobilisations seront recueillies et diffusées régulièrement sur le site de SLU.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En conclusion, l’A.G. appelle les collègues à poursuivre et à étendre leur mobilisation, y compris sous des formes nouvelles, et exprime le vœu que SLU continue son travail en liaison avec SLR, les syndicats et la nouvelle Coordination nationale.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article88&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Publié le dimanche 9 décembre 2007&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/10/Compte-rendu-de-la-2e-assemblee-generale-inter-universitaire-ce-samedi-8-decembre-07-a-Paris#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Communiqué de l'Assemblée générale des personnels de l'Université Lumière</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/09/Communique-de-lAssemblee-generale-des-personnels-de-lUniversite-Lumiere</link>
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    <pubDate>Sun, 09 Dec 2007 12:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Documents et liens</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Jeudi 6 décembre 2007, 13h00&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Devant la gravité des faits qui se sont déroulés ce jeudi matin sur le site
des Quais et à Bron (plusieurs étudiants violemment matraqués par les forces de
l'ordre, un étudiant hospitalisé avec 12 points de suture, deux étudiants
interpelés), l'Assemblée générale des personnels s'est réunie dans une grande
émotion par rapport aux atteintes aux libertés fondamentales.
&lt;br /&gt;
Elle condamne le recours aux forces de l'ordre, aux vigiles privés et les
violences qui en découlent.
&lt;br /&gt;
Elle appelle au rétablissement du dialogue immédiat et la Présidence à
négocier.
&lt;br /&gt;
Elle appelle les personnels à ne plus rentrer dans l'Université tant que les
entrées seront contrôlées par des vigiles et par des forces de l?ordre et que
les issues de secours seront bloquées.
&lt;br /&gt;
Elle appelle à un rassemblement de tous les personnels de deux sites vendredi
7 décembre 9 h. devant le 5 rue de Chevreul. Elle incite les personnels à venir
à ce rassemblement avec un bandeau sur la tête en solidarité avec l'étudiant
blessé et afin que le refus des personnels de ces méthodes policières dans
l'Université soit pleinement visible.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/09/Communique-de-lAssemblee-generale-des-personnels-de-lUniversite-Lumiere#comment-form</comments>
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    <title>Qui n'a pas signé la pétition pour la libération d'Abdel Chemoul?</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/08/Qui-na-pas-signe-la-petition-pour-la-liberation-dAbdel-Chemoul</link>
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    <pubDate>Sat, 08 Dec 2007 14:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Toutes les pétitions du moment qu'il faut signer&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.universite-recherche-democratie.fr/phpPetitions/?petition=2&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;L'appel des cordeliers&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?rubrique4&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Les présidents d’université ne parlent pas en notre nom - Pour une université collégiale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Souvenirs souvenirs</title>
    <link>http://ens-mobilisation.alter.eu.org/post/2007/12/08/Souvenirs-souvenirs</link>
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    <pubDate>Sat, 08 Dec 2007 13:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Comité de mobilisation</dc:creator>
        <category>Divers</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/./.F_lix_m.jpg&quot; alt=&quot;F_lix.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/./.CIMG0644_m.jpg&quot; alt=&quot;L&amp;#039;ENS LSH bloquée&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;http://ens-mobilisation.alter.eu.org/public/./.CIMG0645_m.jpg&quot; alt=&quot;Banderoles&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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